PARIS, 20 novembre (Reuters) - Emmanuel Macron a donné
mercredi six mois aux plateformes et aux opérateurs numériques
pour proposer des "solutions robustes" visant à protéger les
enfants dans l'espace numérique, faute de quoi le gouvernement
présentera une loi rendant le contrôle parental automatique sur
internet.
Les enfants ont "accès à des contenus qui ne sont pas faits
pour eux, par exemple les contenus pornographiques", a déclaré
le chef de l'Etat français lors d'un discours à l'Unesco, à
l'occasion du 30e anniversaire de la Convention internationale
des droits de l'enfant.
"Je veux que soit mis en place un contrôle parental par
défaut, aujourd'hui c'est une démarche volontaire, dans la
plupart des cas, ce n'est pas suffisant", a-t-il souligné. Je
sais que ça gêne beaucoup de plateformes, d'opérateurs
numériques, je sais que le dogme est souvent la liberté mais la
liberté n'existe pas s'il n'y a pas d'ordre public."
"Donc on donne six mois aux acteurs de l'internet pour
participer à cela, pour nous proposer des solutions robustes, et
dès maintenant nous préparons la loi", a-t-il prévenu. "Si dans
six mois nous n'avons pas de solution, nous passerons une loi
pour le contrôle parental automatique".
Cette annonce survient le jour de la présentation du plan
triennal (2020-2022) "pour en finir avec les violences faites
aux enfants" porté par le secrétaire d’État Adrien Taquet qui
prévoit six objectifs et 22 mesures.
Parmi elles, figurent un renforcement du budget alloué à la
plateforme téléphonique "119, allô enfance en danger" et de ses
effectifs avec le recrutement de cinq nouveaux écoutants.
Sur le plan judiciaire, la peine pour consultation ou
détention de contenus pédopornographiques va être portée de deux
à cinq ans et les personnes condamnées seront automatiquement
inscrites au Fichier judiciaire automatisé des auteurs
d’infraction sexuelles ou violentes (Fijaisv).
Selon les estimations officielles, un enfant meurt tous les
cinq jours de la violence de ses parents en France, un jeune est
victime d'une agression sexuelle toutes les trois minutes et
plus de 8.000 mineurs se prostitueraient.
"On aime se voir comme un peuple avancé, éclairé, et
pourtant on accepte encore que nos enfants vivent une situation
insupportable", a déploré Adrien Taquet sur France inter
mercredi.
(Marine Pennetier, édité par Jean-Michel Bélot)
France-Macron menace d'une loi sur un contrôle parental automatique
information fournie par Reuters 20/11/2019 à 11:09
| 348,8900 USD | NASDAQ | +0,35% | |
| 722,9100 USD | NASDAQ | -2,16% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
Des organisations de lycéens et d'étudiants demandent à être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu, faute de "mesure concrète" annoncée selon eux à ce stade par le gouvernement, qui multiplie les signes d'apaisement pour mettre fin à la crise, à la veille ... Lire la suite
-
Plus de mille manifestants se sont rassemblés mercredi soir à Izmir, la troisième ville de Turquie, pour dénoncer la défection du maire de ce bastion de l'opposition au profit du parti du président turc Recep Tayyip Erdogan. La prise de contrôle de la mairie d'Izmir, ... Lire la suite
-
La ville de Marseille a revendiqué mercredi de premiers succès dans son combat contre la "dérive Airbnb" avec une légère baisse du nombre de meublés touristiques à la suite d'une série de mesures pour limiter les locations saisonnières. Entre 2024 et 2025, l'offre ... Lire la suite
-
Attendu sur la révolte lycéenne et les autres crises qui pourraient s'agréger, Sébastien Lecornu a concentré sa réponse sur la colère sociale en annonçant une baisse à venir des prix à la pompe pour les carburants. "Nous sommes dans une situation difficile, mais ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
valeur |
dernier |
var. |
|---|---|---|
| 7 769,21 | -1,22% | |
| 100,94 | -0,14% | |
| 63,94 | -5,01% | |
| 25,06 | -7,73% | |
| 0,733 | -6,03% |
1 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer